Parc Sourreilh : préserver la biodiversité

La ville lance une concertation sur le parc Sourreilh jusqu’au lundi 13 mai. Le questionnaire est accessible depuis le site de la ville de Talence. Une réunion publique de restitution est prévue le 20 mai.

Nous nous sommes inquiétés de son devenir alors qu’il était menacé par des projets d’aménagements. Lors du conseil municipal du 9 juillet 2018, Isabelle Rami conseillère municipale écologiste a posé une question orale au sujet de ce parc de 2 hectares riche en biodiversité .

Question orale :

Le parc Sourreilh, riche en espèces végétales et animales, représente un véritable réservoir faunistique et floristique dont un entretien limité permet une expression de la biodiversité en quasi auto gestion.

Je rappelle que la biodiversité représente l’ensemble des êtres vivants, micro-organismes, plantes, champignons ou animaux mais également les interactions qui les relient entre eux et avec le milieu où ils vivent.

Or, un aménagement trop invasif, une trop forte fréquentation humaine de ce bois va impacter ce fragile équilibre.

L’installation de sentiers stabilisés, d’aires de jeux, d’équipements sportifs, de cage de foot va provoquer du piétinement et porter atteinte à la flore installée (je pense notamment aux parterres de cyclamens sauvages qui annoncent l’automne).

Les utilisateurs actuels de ce bois en prennent précaution (nettoyage, débroussaillage, installation de boules de graines pour les oiseaux en hiver…). Entre promeneurs, enfants, famille en promenade, propriétaires de chiens, joggeurs, pratiquants de taï chi et lecteurs sous les arbres …., les usages de ce bois s’enchaînent sans empiéter sur sa tranquillité et sans le dénaturer.

L’entraide, l’intergénérationnalité, l’amitié et le partage y sont déjà présents, créant des liens d’amitié et de voisinage très appréciables et respectueux de l’équilibre naturel.

Bien sûr ce bois est à partager, mais cela doit être fait sans créer de déséquilibres liés à des usages ou une surexploitation humaine, ni que des « aménagements » pour les loisirs génèrent des nuisances pour la faune, qui reste timide et inconnue de beaucoup : chouettes, pics, écureuils, hérissons, mais aussi auxiliaires et pollinisateurs (larves de coccinelles, chrysopes, syrphes, abeilles, …).

C’est un lieu qui doit se laisser découvrir et apprécier et où l’on peut observer les saisons, découvrir les interactions entre espèces et même y faire quelques récoltes alimentaires (tilleul, robinier, champignons, pissenlits, prunes…).

Cette enclave naturelle doit être exemplaire sur Talence. Elle peut également être un lieu pédagogique ou la nature s’appréhende, s’apprend et se comprend sans pour autant parquer et surexploiter des zones, en contraindre des usages et implanter des équipements qui dénaturent l’espace.

 

Ma question est ainsi la suivante : le projet participatif portant sur l’aménagement de ce parc pourrait compromettre l’équilibre de ce lieu. Pouvons-nous lui apporter une autre dimension, tout en gardant du lien humain en laissant s’exprimer la nature sans vouloir la « rentabiliser » et en :

–          favorisant la connaissance de la richesse de cette nature (sorties pédagogiques, création d’une zone protégée de réservoir d’auxiliaires et de pollinisateurs)

–          privilégiant une créativité ludique propice aux échanges intergénérationnels (cabanes dans les bosquets, recyclage des troncs en bancs, ….)